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Mes autres rivagesMarch 14 Simple
Un acte manqué….et tout s´éclaire. Qu´il est dur parfois de reconnaître ses propres désirs, ceux que l´on écarte, que l´on déguise, ceux qu´on nie parce qu´ils sont impossibles, ceux qui nous alourdissent, d´autres qu´on nourrit sans conviction. Il y a une certitude dans chacune de nos erreurs, une clé, une évidence. Le chagrin d´aujourd´hui permet la joie future. Dans toute contradiction, une part mène vers la cohérence. Un acte manqué et d´un coup les doutes se taisent, le chemin à prendre apparaît comme le seul trajet souhaitable et qu´on avait secrètement souhaité, malgré que nos pas nous mènent ailleurs. A quoi bon se retourner ? Le paysage d´hier est déjà dans la brume qui modifie les formes et les sons. A quoi bon regretter ce qui fut, à quoi bon imaginer ce qui ne fut pas ? Le temps ne se rattrape pas. Il faut juste vivre ce qui nous est offert et ne pas attendre ce qui nous est refusé. C´est d´un simple ! Et pourtant, cette simplicité parfois nous échappe. January 27 Le temps qui resteParoles: Jean-Lou Dabadie. Musique: Alain Goraguer DESSINS DE kestellekif
Combien de temps... Combien de temps encore Des années, des jours, des heures, combien ? Quand j'y pense, mon coeur bat si fort... Mon pays c'est la vie. Combien de temps... Combien ? Je l'aime tant, le temps qui reste... Je veux rire, courir, pleurer, parler, Et voir, et croire Et boire, danser, Crier, manger, nager, bondir, désobéir J'ai pas fini, j'ai pas fini Voler, chanter, parti, repartir Souffrir, aimer Je l'aime tant le temps qui reste Je ne sais plus où je suis né, ni quand Je sais qu'il n'y a pas longtemps... Et que mon pays c'est la vie Je sais aussi que mon père disait : Le temps c'est comme ton pain... Gardes-en pour demain... J'ai encore du pain Encore du temps, mais combien ? Je veux jouer encore... Je veux rire des montagnes de rires, Je veux pleurer des torrents de larmes, Je veux boire des bateaux entiers de vin De Bordeaux et d'Italie Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans J'ai pas fini, j'ai pas fini Je veux chanter Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix... Je l'aime tant le temps qui reste... Combien de temps... Combien de temps encore ? Des années, des jours, des heures, combien ? Je veux des histoires, des voyages... J'ai tant de gens à voir, tant d'images.. Des enfants, des femmes, des grands hommes, Des petits hommes, des marrants, des tristes, Des très intelligents et des cons, C'est drôle, les cons ça repose, C'est comme le feuillage au milieu des roses... Combien de temps... Combien de temps encore ? Des années, des jours, des heures, combien ? Je m'en fous mon amour... Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore... Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul... Quand le temps s'arrêtera.. Je t'aimerai encore Je ne sais pas où, je ne sais pas comment... Mais je t'aimerai encore... D'accord ? January 11 La mer opaleCoralie Clément - La mer opale
Composición: B. Biolay L'amour nomade November 19 Le bonheurBerry - Le bonheur
N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas Ni ici, ni ailleurs Da di da di da, da di dam Nous allons mourir demain Ne dites plus rien Le bonheur conjugal Restera de l'artisanat local Laissez vous aller Le temps d'un baiser Je vais vous aimer Le trésor n'est pas caché Il est juste là, à nos pieds, dévoilé Il nous ferait presque tomber C'est dommageable qu'on ne vive qu'une seule fois C'est le temps d'une joie qui s'offre comme vous à moi Laissez vous aller Le temps d'un baiser Je vais vous aimer Un peu de sel dans la mer Ne changera rien On s'adore on s'enterre On trouve une main et on serre N'ayez pas peur du bonheur Il n'existe pas Da di da di da, da di dam Laissez vous aller Le temps d'un baiser Je vais vous aimer Laissez vous aller Le temps d'un baiser Je vais vous aimer October 28 Amor universalRecibí este regalo de alguien a quien escondía mis lágrimas pero el verdadero amigo sabe oir la tristeza en el tintineo de cristal de una risa y sentir la alegría en un silencio.
Por eso, este regalo hoy es para una mujer hermosa y sensible, con quien a penas hablo, pero que tiene su sitio en mi corazón.
Para Len, de Sur a Sur:
Make You Feel My Love - Adele April 25 CoincidencesSeln écrit: ange ou démon?, Sandra propose cette chanson, et Morgane dans le silence, sent le yin et le yan, le passé et le futur dans le présent parfois indéchiffrable...
ANGEL
Paroles et Musique: Sarah McLachlan 1997 "Surfacing"
Spend all your time waiting For that second chance For a break that would make it okay There's always one reason To feel not good enough And it's hard at the end of the day I need some distraction Oh beautiful release Memory seeps from my veins Let me be empty And weightless and maybe I'll find some peace tonight In the arms of an angel Fly away from here From this dark cold hotel room And the endlessness that you fear You are pulled from the wreckage Of your silent reverie You're in the arms of the angel May you find some comfort there So tired of the straight line And everywhere you turn There's vultures and thieves at your back And the storm keeps on twisting You keep on building the lie That you make up for all that you lack It don't make no difference Escaping one last time It's easier to believe in this sweet madness oh This glorious sadness that brings me to my knees In the arms of an angel Fly away from here From this dark cold hotel room And the endlessness that you fear You are pulled from the wreckage Of your silent reverie You're in the arms of the angel May you find some comfort there You're in the arms of the angel May you find some comfort here April 01 Avec éléganceJacques Brel - Avec élégance
Se sentir quelque peu romain
Mais au temps de la décadence Gratter sa mémoire à deux mains Ne plus parler qu'à son silence Et Ne plus vouloir se faire aimer Pour cause de trop peu d'importance Etre désespéré Mais avec élégance Sentir la pente plus glissante Qu'au temps où le corps était mince Lire dans les yeux de ravissantes Que cinquante ans c'est la province Et Brûler sa jeunesse mourante Mais faire celui qui s'en dispense Etre désespéré Mais avec élégance Sortir pour traverser des bars Où l'on est chaque fois le plus vieux Y éclabousser de pourboires Quelques barmans silencieux Et Grignoter des banalités Avec des vieilles en puissance Etre désespéré Mais avec élégance Savoir qu'on a toujours eu peur Savoir son poids de lâcheté Pouvoir se passer de bonheur Savoir ne plus se pardonner Et N'avoir plus grand chose à rêver Mais écouter son coeur qui danse Etre désespéré Mais avec espérance. March 30 Sans rêves
Je me suis réveillée en sursaut. Quelque chose d´anormal. Je ne rêvais pas. Lorsque je me réveille je me souviens toujours du rêve que j´abondonne, du plus absurde, du plus plaisant. C´est l´absence de rêve qui a interrompu mon sommeil. L´inquiétude vient de ce vide inusuel. Je décide alors de penser à quelque chose d´agréable, à un projet, à un souhait. Peut être qu´ainsi, lorsque la fatigue m´enmènera à nouveau vers l´inconcient, cette pensée sera la source d´un rêve nouveau. Mais le vide s´installe, les idées s´echappent, l´impacience fait fuir le sommeil.
Je me mets à lire, je finis le livre en cours. Allons ! Il faut dormir à présent. Rien à faire. Je me lève. L´aube ne tardera pas à pointer, je sors au jardin. Il fait à peine froid. Les battements de mon cœur se font imperceptibles, l´angoisse a disparu. Je retourne sous mes draps encore tièdes, je ferme les yeux et me vient l´image d´un visage. Je le maintiens dans la rétine de mon esprit, je l´emprisonne pour mieux pouvoir lui dire adieu. Visage désiré et inaccesible, visage perdu. Je souris, les yeux fermés, enroulée dans mon édredon. Je suis en paix, le silence ne me fait plus peur, le rêve impossible ne fait plus mal. Alors je sombre, je sens que je m´endors doucement, que tout va bien.
Morgane, mars 2008 March 28 Nothing else mattersDédié à mon amie Carmen. L´amour n´a pas d´âge, ni de saison, il se vit de multiples manières, toutes réelles dans la pleinitude de la joie.
Et merci a Elemne pour me faire connaître cette chanson.
Nothing Else Matters (James Hetfield, Lars Ulrich 1991 "Metallica")
So close no matter how far couldn't be much more from the heart forever trusting who we are and nothing else matters never opened myself this way life is ours, we live it our way all these words I don't just say and nothing else matters trust I seek and I find in you every day for us something new open mind for a different view and nothing else matters never cared for what they do never cared for what they know but I know so close no matter how far couldn't be much more from the heart forever trusting who we are and nothing else matters never cared for what they do never cared for what they know but I know never opened myself this way life is ours, we live it our way all these words I don't just say trust I seek and I find in you every day for us something new open mind for a different view and nothing else matters never cared for what they say never cared for games they play never cared for what they do never cared for what they know and I know so close no matter how far couldn't be much more from the heart forever trusting who we are no nothing else matters March 27 Rage
BARBARA
March 25 Réveil
J´aime ces montagnes basses et bleues qui sont mon horizon chaque matin, et la mer également bleue sous elles, prolongement de la vallée. J´aime ce paysage en silence, si tôt, avant que la maison ne se réveille, et voir la ville au loin presque dans la nuit, sachant ses rues encore désertes. Les pieds dans l´herbe humide de rosée, dans l´attente du premier bourgeon de mes rosiers déjà repoussés, je salue le soleil à mon habitude, laissant souffler la brise invisible de mes pensées vers ceux que je porte dans mon cœur, disséminés aux points cardinaux, rassemblés dans la tendresse. Je ne fais pas de prière du soir, c´est à l´aube que mon âme s´envole, à travers la brume du lointain, vers la beauté de la nature, l´infini du ciel et sur l´étendue brillante de la mer.
Morgane, mars 2008 December 17 Desir
Désirer ce qui se dérobe ou se refuse Est danger dont je m´écarte Je choisis d´ouvrir les yeux Ma vie mérite le courage
Renoncer avant la peine ou le dédain Est sagesse que je réclame Je fais mon chemin pour moi-même Et ceux qui volontiers le partagent
Donner et aimer cependant Est Force qui me surpasse Si en retour l´indifférence Est la réponse, je m´efface November 22 ¡Dame!
¡Dame!
¡Dame besos, dame! A penas sentidos, caricias al viento Apretados en mis labios Rozando toda mi blanca piel ¡Dame besos, no pares! Profundos, saliva a saliva luchando, Ligeros de ternura en mi muñeca Mordiscos anhelados en mi hombre ¡Dame besos, Hombre!
Te guardas las palabras Encarceladas en tu voluntad Pues no hables… Pero ¡Dame besos! ¡Y caricias hasta el agotamiento mutuo!
Toca y explora con tus dedos, Con tu rostro, tu lengua, Con tus brazos, tu pecho, tus piernas Acaricia la superpie intacta del Recuerdo hermoso ¡Haz despertar el Deseo nuevo! ¡Atrápame sin salida más que la que Tú impongas!
¡Quieto ahora! No te muevas Enciende el cigarrillo y déjame Oficiar el ritual de tu piel: Geisha desmelenada, alas en mis labios Plumas son mis manos Peines mis pestañas Mis dedos tenazas fuertes repentinas para Azuzar tu placer Y guía mi arabesca Aspira mi marea Aguanta mi exquisita tortura Hasta retomar fieramente Las riendas de la dulce batalla.
¡Dame besos, dame! Tu aliento, tu mirada, tu gemido, ¡Únelos a mi entrega y hazme volar! Con las mariposas multicolores En el desenlace sorpresivo y repetido De mi gozo.
Morgane, noviembre 2007
October 30 Mon frèreL´enfance…Mon frère blond, petit enfant doré, faisant voler les coquelicots du champ de blé, et sa peau si douce aux bisoux, ses éclats de rire en tirant de me tresses noires : ding dong…..
Bataille de boules de neige, hissé dans les bras de mon père. Si fier de planter la carotte-nez du bonhome géant.
Tout contre moi, pour lire les dialogues d´Astérix, fâcheries d´enfants, courses à vélo et sparadras aux genoux, pari à qui boirait son Nesquick plus vite.Rires et espiègleries, vidant la boîte à outils pour faire tenir le lit qui céda à force de sauter dessus ensemble…bizarre, le gamin fait son lit tous les jours….Les moineaux : que font mes outils par terre, qu´avez-vous fait de la caisse ?
Mon fère, premier disque choisi seul, première et unique cuite à l´aube : Dis rien aux parents, je vais mourir !
Premier amour, conseil demandé avec pudeur : Qu´est-ce que tu aimerais recevoir comme cadeau si un garçon te plaît ? …bracelet ciselé…il en était si content.
Mon frère : t´es comme toutes les femmes (Et oui, mon grand, femme femme) : tu m´énerves, si je sais pas pourquoi, je sais pas, c´est tout!
Et de se réjouir de tous mes succès, et de m´engueuler : t´es maniaque, je rangerai plus tard, et de m´appeler : tu viens, mais tu dis rien, elle est partie…appel plein de soleil : t´es une des premières à savoir et ce sera toi la marraine.
Mon frère, discussions et distance, tendresse et regards, l´homme au cœur noble, devenu taciturne, sourires de miel pour ses enfants. La parole, c´est pas son fort.
Et de secouer la tête : quitte-le. Aujourd´hui, après tant de mois de souffrance, cette intermnable maladie, surgit un nouvel espoir, un nouvel essai que ce traitement….et sans une plainte, juste une grimace, soucieux de nous tous, de ne pas "déranger".
Mon frère: j´ai tant besoin de te savoir en bonne santé, de te sentir heureux.
Morgane, octobre 2007 October 07 Tu boisTu bois,
Au son d´une valse musette
mais c´est le tango de la mort
que tu danses avec moi.
Tu bois,
Niant les évidences,
Annulant toutes les chances,
en cachette tu bois.
Et moi,
horrifiée, impuissante
tatouée de ta violence, je souffre de l´absence
de l´amour avec toi,
Sans toi,
Cherchant la délivrance
de l´enfer que tu imposes, en regardant la porte
je reste sous ton toit.
Tu bois,
Pour aviver la guerre
Des démons qui t´enchaînent, refusant toute aide,
Malade et sournois.
Crois-moi,
De ce bal impossible
Je refuse la piste, je décide d´être libre
Reste seul...et bois.
Morgane, juillet 2005
August 14 Fleurs d´automne
Désirs de femme, Les yeux ouverts et voici Ma vie reprisée d´espoirs Se refait un accroc.
Mon sein, celui du cœur Proteste des souffrances anciennes Femme, femme encore Pour le plaisir et la douleur.
Silence, mon corps ! Tout tiède, frissonnant ce matin Et la peur du rejet encore Pour cette faute de la vie.
Cache-toi vite, Qu´il ne voit pas la larme Ni ne devine l´angoisse Dans ta voix rieuse.
Impose la distance pour Revenir les mains pleines De Fleurs, le rendez-vous d´été Au banc de l´automne.
Saura-t-il te reconnaître? July 18 Le JuraIndépendamment de la qualité littéraire du texte, je propose cette description du paysage jurassien comme une approche physique et quasiment émotive d´une réalité externe.
"C'était une ville bâtie sur deux pentes creusées par une vallée profonde…Une fenêtre attendait…une autre…deux.
Dans cette obscurité blafarde, ces bois et le halètement du vent, ces lumières immobiles donnaient une impression étrange, presque religieuse, une impression d'éternité…
Le vent se mit à siffler ; on montait une côte. Il ne siffle pas de la même manière, dans les forêts ou sur les routes.
Ici, il se jetait sur des branches âgées, et son bruit était comme ces plaintes qu'on étouffe dans un oreiller, et puis le malade se déplace, la plainte éclate à vif, à côté de vous, en vous, et si forte, qu'égaré, vous vous demandez si c'est vous qui venez de vous plaindre ou de crier.
Et tout est silencieux. La nuit, la neige, le vent qui sautait le long des vitres, un arbre, quelque chose qui était une route, enfin un poteau indicateur sur un tas de pierres. La ville commençait là."
Monique St-Hélier
July 01 Rien du tout"La vie ne m´append rien" Paroles et musique: Daniel Balavoine
De tout de que tu m´as dit….
Que dois-je croire ?
Tes rêves, tes désirs, tes promesses dissimulées en peut-être ? Tes absences, tes colères, tes doutes, tes refus ? De tout ce que je dis…
Que faire de l´espoir, du chagrin, de la joie ?
De mes raisons si peu raisonnables
Et de mes arguments si contradictoires ?
De tout ce qui arrive…
Lutter, me rendre, ruser, affronter ?
Partir en cherchant ton regard ?
Rester en tournant le dos ?
De tout ce que j´ai cru…
Un pas seul compte
Qui me fait avancer aujourd´hui
Vers demain qui s´échappe.
Morgane, juin 2007 June 22 Feux de la Saint-Jean
Feux de joie au solstice d´été,
Brûlons les souvenirs mauvais et les meilleurs aussi, plus dangereux encore.
Laissons les flammes lécher le présent de leur danse cynique, que la fumée enveloppe les rêves absurdes et les fasse tousser et cracher leurs mensonges.
Les innocents préparent sur la plage les foyers où se consumeront, la nuit de la Saint-Jean, les chaises et les vieux meubles, les habits usés. Écrivons pour le feu les désirs extravagants, les souhaits gentils et aussi les pervers. Chantons donc autour des foyers païens, jouons à croire que les dieux capricieux gouvernent le destin et les rêves des hommes.
Solstice d´été, je sais bien qu´il n´existe qu´une saison : l´enfer. Sautons allégrement par dessus ses braises, oublions que le destin ne tient jamais ses promesses. Soyons joyeux!... le défi est perdu d´avance contre la peur, le temps et la mort! Buvons au solstice, à la lune, à la mer, à l´ingénuité des hommes vulnérables et mortels.
Morgane, juin 2007
June 19 La cage![]() La cage ouverte, la cage vide….la belle cage.
Je me souviens vaguement d´une phrase, un texte court sur une image de femme, ou d´homme ? Ambigu souvenir d´une image floue ? Je ne sais plus, une chaîne, non, un corde…non plus, mais quelque chose qui emprisonne, qui limite.
La cage dorée, la cage jolie, transparents les barreaux de cristal…la cage forcée, éclats du sang invisible..
La solitude, le souvenir, l´occasion saisie sans regrets, le futur rêvé impossible.
Une autre phrase me revient, de l´homme qui m´aimait : Dieu, il doit exister une pastille pour calmer cette douleur.
Ma douleur de toi, aujourd´hui oubliée. Et moi, reniée et efficace, qui referme encore une fois la porte entrouverte de la tendresse : il n´y a de place que pour les indifférents dans un monde de pouvoirs violents.
Dans de présent sans souffrance, timides les pas, peureuses les nuits solitaires, draps froissés de mouvements inconscients, le matin une délivrance et une lutte nouvelle. Le chemin dessine un lacet dont j´échappe. A travers champs le voyage allège la fatigue de mes jambes, je me couche parfois le dos scellé à la terre...et si le ciel était une goêle sans fenêtre?
La cage de mes mains ouvertes sans eaux, sans caresses, la grille de mes dents parfaitement brossées, barbelés dans mon sourire de bon sens : les cris se noient à l´intérieur, protégés des colères étrangères. A l´abri? Poutant j´écarte les barres, me penche et me lance encore...vers d´autres prisons?
La cage…suis-je dedans, suis-je dehors….la cage : est-ce moi ?
Morgane, juin 2007
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