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Mes autres rivages

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March 16

Reacción a los telediarios

Una imagen vale más que mil palabras:

March 14

Simple

 

 

Un acte manqué….et tout s´éclaire. Qu´il est dur parfois de reconnaître ses propres désirs, ceux que l´on écarte, que l´on déguise, ceux qu´on nie parce qu´ils sont impossibles, ceux qui nous alourdissent, d´autres qu´on nourrit sans conviction.

Il y a une certitude dans chacune de nos erreurs, une clé, une évidence. Le chagrin d´aujourd´hui permet la joie future. Dans toute contradiction, une part mène vers la cohérence. Un acte manqué et d´un coup les doutes se taisent,  le chemin à prendre apparaît comme le seul trajet souhaitable et qu´on avait secrètement souhaité, malgré que nos pas nous mènent ailleurs.

A quoi bon se retourner ? Le paysage d´hier est déjà dans la brume qui modifie les formes et les sons.  A quoi bon regretter ce qui fut, à quoi bon imaginer ce qui ne fut pas ?

Le temps ne se rattrape pas. Il faut juste vivre ce qui nous est offert et ne pas attendre ce qui  nous est refusé. C´est d´un simple ! Et pourtant, cette simplicité parfois nous échappe.

 
March 04

Le Contrat

 
February 07

Se damner pour l´or d´un mot d´amour.....

 
 
February 01

Danser l´absence... Béjart - Barbara

  
January 27

Le temps qui reste

 
 
 
 
    
Le temps qui reste Serge Reggiani
Cargado por GABINPH
 
Paroles: Jean-Lou Dabadie. Musique: Alain Goraguer DESSINS DE kestellekif

Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien ?

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...

J'ai encore du pain
Encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?
January 11

La mer opale

 
 
 
Coralie Clément - La mer opale
 
 

Composición: B. Biolay

L'amour nomade
Est vagabond
Ce n'est qu'un dirigeable
Vers l'horizon
L'amour bohème
S'en fout au fond
De ces impondérables
désillusions
Décues
Des pactes scellés
Qu'on croyait rompus
Des idées qu'on croyait reçues
La lune est pâle
Et son reflet dans la mer opale
Brille au loin
On est bien
Brille au loin
On est bien
L'amour frivole
N'est pas frileux
Il vit dans un atoll
Béni des dieux
L'amour suprême
Est vaniteux
C'est une tarte à la crème
Un double jeu de dupes
Un acte manqué
Au coin d'une rue
Un regard qu'on n´aurait pas vu
La lune est pâle
Et son reflet dans la mer opale
Brille au loin
On est bien
Brille au loin
On est bien

November 19

Le bonheur

 
  
 
Berry - Le bonheur
 
N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas
Ni ici, ni ailleurs
Da di da di da, da di dam

Nous allons mourir demain
Ne dites plus rien
Le bonheur conjugal
Restera de l'artisanat local

Laissez vous aller
Le temps d'un baiser
Je vais vous aimer

Le trésor n'est pas caché
Il est juste là,
à nos pieds, dévoilé
Il nous ferait presque tomber

C'est dommageable qu'on ne vive qu'une seule fois
C'est le temps d'une joie qui s'offre comme vous à moi

Laissez vous aller
Le temps d'un baiser
Je vais vous aimer

Un peu de sel dans la mer
Ne changera rien
On s'adore on s'enterre
On trouve une main et on serre

N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas
Da di da di da, da di dam

Laissez vous aller
Le temps d'un baiser
Je vais vous aimer

Laissez vous aller
Le temps d'un baiser
Je vais vous aimer
 
 
 
October 28

Amor universal

 
 
Recibí este regalo de alguien a quien escondía mis lágrimas pero el verdadero amigo sabe oir la tristeza en el tintineo de cristal de una risa y sentir la alegría en un silencio.
Por eso, este regalo hoy es para una mujer hermosa y sensible, con quien a penas hablo, pero que tiene su sitio en mi corazón.
Para Len, de Sur a Sur:

  
 
 

Make You Feel My Love - Adele

When the rain is blowing in your face,
and the whole world is on your case,
I could offer you a warm embrace
to make you feel my love.

When the evening shadows and the stars appear,
and there is no one there to dry your tears,
I could hold you for a million years
to make you feel my love.

I know you haven't made your mind up yet,
but I would never do you wrong.
I've known it from the moment that we met,
no doubt in my mind where you belong.

I'd go hungry; I'd go black and blue,
I'd go crawling down the avenue.
No, there's nothing that I wouldn't do
to make you feel my love.

The storms are raging on the rolling sea
and on the highway of regret.
Though winds of change are throwing wild and free,
you ain't seen nothing like me yet.

I could make you happy, make your dreams come true.
Nothing that I wouldn't do.
Go to the ends of the Earth for you,
to make you feel my love

April 25

Coincidences

 
Seln écrit: ange ou démon?, Sandra propose cette chanson, et Morgane dans le silence, sent le yin et le yan, le passé et le futur dans le présent parfois indéchiffrable...
 
 
 
ANGEL
Paroles et Musique: Sarah McLachlan   1997  "Surfacing"
 
Spend all your time waiting
For that second chance
For a break that would make it okay
There's always one reason
To feel not good enough
And it's hard at the end of the day
I need some distraction
Oh beautiful release
Memory seeps from my veins
Let me be empty
And weightless and maybe
I'll find some peace tonight

In the arms of an angel
Fly away from here
From this dark cold hotel room
And the endlessness that you fear
You are pulled from the wreckage
Of your silent reverie
You're in the arms of the angel
May you find some comfort there

So tired of the straight line
And everywhere you turn
There's vultures and thieves at your back
And the storm keeps on twisting
You keep on building the lie
That you make up for all that you lack
It don't make no difference
Escaping one last time
It's easier to believe in this sweet madness oh
This glorious sadness that brings me to my knees

In the arms of an angel
Fly away from here
From this dark cold hotel room
And the endlessness that you fear
You are pulled from the wreckage
Of your silent reverie
You're in the arms of the angel
May you find some comfort there
You're in the arms of the angel
May you find some comfort here


April 01

Avec élégance

 
      
 
 
jacques brel-avec élégance
Cargado por bisonravi1987
 
Jacques Brel - Avec élégance
 
Se sentir quelque peu romain
Mais au temps de la décadence
Gratter sa mémoire à deux mains
Ne plus parler qu'à son silence
Et
Ne plus vouloir se faire aimer
Pour cause de trop peu d'importance
Etre désespéré
Mais avec élégance

Sentir la pente plus glissante
Qu'au temps où le corps était mince
Lire dans les yeux de ravissantes
Que cinquante ans c'est la province
Et
Brûler sa jeunesse mourante
Mais faire celui qui s'en dispense

Etre désespéré
Mais avec élégance

Sortir pour traverser des bars
Où l'on est chaque fois le plus vieux
Y éclabousser de pourboires
Quelques barmans silencieux
Et
Grignoter des banalités
Avec des vieilles en puissance
Etre désespéré
Mais avec élégance

Savoir qu'on a toujours eu peur
Savoir son poids de lâcheté
Pouvoir se passer de bonheur
Savoir ne plus se pardonner
Et
N'avoir plus grand chose à rêver
Mais écouter son coeur qui danse
Etre désespéré
Mais avec espérance.
 
 
March 30

Sans rêves

 

 

Je me suis réveillée en sursaut.  Quelque chose d´anormal.

Je ne rêvais pas. Lorsque je me réveille je me souviens toujours du rêve que j´abondonne, du plus absurde, du plus plaisant. C´est l´absence de rêve qui a interrompu mon sommeil.

L´inquiétude vient de ce vide inusuel.

Je décide alors de penser à quelque chose d´agréable, à un projet, à un souhait. Peut être qu´ainsi, lorsque la fatigue m´enmènera à nouveau  vers l´inconcient, cette pensée sera la source d´un rêve nouveau.

Mais le vide s´installe, les idées s´echappent, l´impacience fait fuir le sommeil.

 

Je me mets à lire, je finis le livre en cours. Allons ! Il faut dormir à présent.

Rien à faire.

Je me lève.

 L´aube ne tardera pas à pointer,  je sors au jardin. Il fait à peine froid.

Les battements de mon cœur se font imperceptibles, l´angoisse a disparu.

Je retourne sous mes draps encore tièdes, je ferme les yeux et me vient l´image d´un visage. Je le maintiens dans la rétine de mon esprit, je l´emprisonne pour mieux pouvoir lui dire adieu. Visage désiré et inaccesible, visage perdu.

Je souris, les yeux fermés, enroulée dans mon édredon. Je suis en paix, le silence ne me fait plus peur, le rêve impossible ne fait plus mal.

Alors je sombre, je sens que je m´endors doucement, que tout va bien.

 

Morgane, mars 2008

March 28

Nothing else matters

 
Dédié à mon amie Carmen. L´amour n´a pas d´âge, ni de saison, il se vit de multiples manières, toutes réelles dans la pleinitude de la joie.
Et merci a Elemne pour me faire connaître cette chanson.
 
 
    
 
 
Nothing Else Matters   (James Hetfield, Lars Ulrich   1991  "Metallica")
 
So close no matter how far
couldn't be much more from the heart
forever trusting who we are
and nothing else matters

never opened myself this way
life is ours, we live it our way
all these words I don't just say
and nothing else matters

trust I seek and I find in you
every day for us something new
open mind for a different view
and nothing else matters

never cared for what they do
never cared for what they know
but I know

so close no matter how far
couldn't be much more from the heart
forever trusting who we are
and nothing else matters

never cared for what they do
never cared for what they know
but I know

never opened myself this way
life is ours, we live it our way
all these words I don't just say

trust I seek and I find in you
every day for us something new
open mind for a different view
and nothing else matters

never cared for what they say
never cared for games they play
never cared for what they do
never cared for what they know
and I know

so close no matter how far
couldn't be much more from the heart
forever trusting who we are
no nothing else matters


March 27

Rage

 

 

BARBARA


LE SOLEIL NOIR


Pour ne plus, jamais plus, vous parler de la pluie,
Plus jamais du ciel lourd, jamais des matins gris,
Je suis sortie des brumes et je me suis enfuie,
Sous des ciels plus légers, pays de paradis,
Oh, que j'aurais voulu vous ramener, ce soir,
Des mers en furie, des musiques barbares,
Des chants heureux, des rires, qui résonnent bizarres,
Et vous feraient le bruit d'un heureux tintamarre,
Des coquillages blancs et des cailloux salés,
Qui roulent sous les vagues, mille fois ramenés,
des soleils éclatants, des soleil éclatés,
Dont le feu brûlerait d'éternels étés,

Mais j'ai tout essayé,
J'ai fait semblant de croire,
Et je reviens de loin,
Et le soleil est noir,

Mais j'ai tout essayé,
Et vous pouvez me croire,
Je reviens fatiguée,
Et c'est le désespoir,

Légère, si légère, j'allais court vêtue,
Je faisais mon affaire du premier venu,
Et c'étais le repos, l'heure de nonchalance,
A bouche que veux-tu, et j'entrais dans la danse,
J'ai appris le banjo sur des airs de guitare,
J'ai frissonné du dos, j'ai oublié Mozart,
Enfin, j'allais pouvoir enfin vous revenir,
Avec l'oeil alangui, vague de souvenirs,
Et j'étais l'ouragan et la rage de vivre,
Et j'étais le torrent et la force de vivre,
J'ai aimé, j'ai brûlé, rattrapé mon retard,
Que la vie était belle et folle mon histoire,

Mais la terre s'est ouverte,
Là-bas, quelque part,
Mais la terre s'est ouverte,
Et le soleil est noir,
Des hommes sont murés,
Tout là-bas, quelque part,
Des hommes sont murés,
Et c'est le désespoir,

J'ai conjuré le sort,
j'ai recherché l'oubli,
J'ai refusé la mort,
j'ai rejeté l'ennui,
Et j'ai serré les poings pour m'ordonner de croire,
Que la vie était belle, fascinant le hasard,
Qui me menait ici, ailleurs ou autre part,
Où la fleur était rouge, où le sable était blond,
Où le bruit de la mer était une chanson,
Oui, le bruit de la mer était une chanson,

Mais un enfant est mort,
Là-bas, quelque part,
Mais un enfant est mort,
Et le soleil est noir,
J'entends le glas qui sonne,
Tout là-bas, quelque part,
J'entends le glas sonner,
Et c'est le désespoir,

Je ne ramène rien,
je suis écartelée,
Je vous reviens, ce soir, le coeur égratigné,
Car, de les regarder, de les entendre vivre,
Avec eux, j'ai eu mal, avec eux j'étais ivre,

Je ne ramène rien, je reviens solitaire,
Du bout de ce voyage au-delà des frontières,
Est-il un coin de terre où ne rien se déchire,
Et que faut-il donc faire, pouvez-vous me le dire,
S'il faut aller plus loin pour effacer vos larmes,
Et si je pouvais, seule, faire taire les armes,
Je jure que, demain, je reprends l'aventure,
Pour que cessent, à jamais, toutes ces déchirures,

Je veux bien essayer,
Et je veux bien y croire,
Mais je suis fatiguée,
Et le soleil est noir,
Pardon de vous le dire,
Mais je reviens, ce soir,
Le coeur égratigné,
Et c'est le désespoir,
Le coeur égratigné,
Et c'est le désespoir,
Le désespoir...

 
 
March 25

Réveil

 

 

 

 

J´aime ces montagnes basses et bleues qui sont mon horizon chaque matin, et la mer également bleue sous elles, prolongement de la vallée.

J´aime ce paysage en silence, si tôt, avant que la maison ne se réveille, et voir la ville au loin presque dans la nuit, sachant ses rues encore désertes.

Les pieds dans l´herbe humide de rosée, dans l´attente du premier bourgeon de mes rosiers déjà repoussés, je salue le soleil à mon habitude, laissant souffler la brise invisible de mes pensées vers ceux que je porte dans mon cœur, disséminés aux points cardinaux, rassemblés dans la tendresse.

Je ne fais pas de prière du soir, c´est à l´aube que mon âme s´envole, à travers la brume du lointain, vers la beauté de la nature, l´infini du ciel et sur l´étendue brillante de la mer.

 

Morgane, mars 2008

 
 
 
March 07

Un moment magique

 
  
 
Qand chanter devient une histoire d´amour entre l´artiste et son pubic...
December 17

Desir

 

 

 

 

 

Désirer ce qui se dérobe ou se refuse

Est danger dont je m´écarte

Je choisis d´ouvrir les yeux

Ma vie mérite le courage

 

Renoncer avant la peine ou le dédain

Est sagesse que je réclame

Je fais mon chemin pour moi-même

Et ceux qui volontiers le partagent

 

Donner et aimer cependant

Est Force qui me surpasse

Si en retour l´indifférence

Est la réponse, je m´efface

November 22

¡Dame!

 

 

¡Dame!

 

¡Dame besos, dame!

A penas sentidos, caricias al viento

Apretados en mis labios

Rozando toda mi blanca piel

¡Dame besos, no pares!

Profundos, saliva a saliva luchando,

Ligeros de ternura en mi muñeca

Mordiscos anhelados en mi hombre

¡Dame besos, Hombre!

 

Te guardas las palabras

Encarceladas en tu voluntad

Pues no hables…

Pero ¡Dame besos!

¡Y caricias hasta el agotamiento mutuo!

 

Toca y explora con tus dedos,

Con tu rostro, tu lengua,

Con tus brazos, tu pecho, tus piernas

Acaricia la superpie intacta del

Recuerdo hermoso

¡Haz despertar el Deseo nuevo!

¡Atrápame sin salida más que la que

Tú impongas!

 

¡Quieto ahora!

No te muevas

Enciende el cigarrillo y déjame

Oficiar el ritual de tu piel:

Geisha desmelenada, alas en mis labios

Plumas son mis manos

Peines mis pestañas

Mis dedos tenazas fuertes repentinas para

Azuzar tu placer

Y guía mi arabesca

Aspira mi marea

Aguanta mi exquisita tortura

Hasta retomar fieramente

Las riendas de la dulce batalla.

 

 

¡Dame besos, dame!

Tu aliento, tu mirada, tu gemido,

¡Únelos a mi entrega y hazme volar!

Con las mariposas multicolores

En el desenlace sorpresivo y repetido

De mi gozo.

 

Morgane, noviembre 2007

 

October 30

Mon frère

 
L´enfance…Mon frère blond, petit enfant doré, faisant voler les coquelicots du champ de blé, et sa peau si douce aux bisoux, ses éclats de rire en tirant de me tresses noires : ding dong…..
 
Bataille de boules de neige, hissé dans les bras de mon père. Si fier de planter la carotte-nez du bonhome géant.
Tout contre moi, pour lire les dialogues d´Astérix, fâcheries d´enfants, courses à vélo et sparadras aux genoux, pari à qui boirait son Nesquick plus vite.Rires et espiègleries, vidant la boîte à outils pour faire tenir le lit qui céda à force de sauter dessus ensemble…bizarre, le gamin fait son lit tous les jours….Les moineaux : que font mes outils par terre, qu´avez-vous fait de la caisse ?
 
Mon fère, premier disque choisi seul, première et unique cuite à l´aube : Dis rien aux parents, je vais mourir !
Premier amour, conseil demandé avec pudeur : Qu´est-ce que tu aimerais recevoir comme cadeau si un garçon te plaît ? …bracelet ciselé…il en était si content.
 
Mon frère : t´es comme toutes les femmes (Et oui, mon grand, femme femme) : tu m´énerves, si je sais pas pourquoi, je sais pas, c´est tout!
Et de se réjouir de tous mes succès, et de m´engueuler : t´es maniaque, je rangerai plus tard, et de m´appeler : tu viens, mais tu dis rien, elle est partie…appel plein de soleil : t´es une des premières à savoir et ce sera toi la marraine.
 
Mon frère, discussions et distance, tendresse et regards, l´homme au cœur noble, devenu taciturne, sourires de miel pour ses enfants. La parole, c´est pas son fort.
Et de secouer la tête : quitte-le.
 
Aujourd´hui, après tant de mois de souffrance, cette intermnable maladie, surgit un nouvel espoir, un nouvel essai que ce traitement….et sans une plainte, juste une grimace, soucieux de nous tous, de ne pas "déranger".
 
Mon frère: j´ai tant besoin de te savoir en bonne santé, de te sentir heureux.
 
Morgane, octobre 2007
October 07

Tu bois

 
            
     
"je bois" de charles aznavour
Cargado por simera07
 
 
 
Tu bois,
Au son d´une valse musette
mais c´est le tango de la mort
que tu danses avec moi.
 
Tu bois,
Niant les évidences,
Annulant toutes les chances,
 en cachette tu bois.
 
Et moi,
horrifiée, impuissante
tatouée de ta violence, je souffre de l´absence
de l´amour avec toi,
 
Sans toi,
Cherchant la délivrance
de l´enfer que tu imposes, en regardant la porte
je reste sous ton toit.
 
Tu bois,
Pour aviver la guerre
Des démons qui t´enchaînent, refusant toute aide,
Malade et sournois.
 
Crois-moi,
De ce bal impossible
Je refuse la piste, je décide d´être libre
Reste seul...et bois.
 
 
 Morgane, juillet 2005
 
 
August 14

Fleurs d´automne

 

 

 

Désirs de femme,                                                     

Les yeux ouverts et voici

Ma vie  reprisée d´espoirs

Se refait un accroc.

 

Mon sein, celui du cœur

Proteste des souffrances anciennes

Femme, femme encore

Pour le plaisir et la douleur.

 

Silence, mon corps !

Tout tiède, frissonnant ce matin

Et la peur du rejet encore

Pour cette faute de la vie.

 

Cache-toi vite,

Qu´il ne voit pas la larme

Ni ne devine l´angoisse

Dans ta voix rieuse.

 

Impose la distance pour

Revenir les mains pleines

De Fleurs, le rendez-vous d´été

Au banc de l´automne.

 

Saura-t-il te reconnaître?

 
July 18

Le Jura

  

Indépendamment de la qualité littéraire du texte, je propose cette description du paysage jurassien comme une approche physique et quasiment émotive d´une réalité externe.

 

 

 

 

"C'était une ville bâtie sur deux pentes creusées par une vallée profonde…Une fenêtre attendait…une autre…deux.
Dans cette obscurité blafarde, ces bois et le halètement du vent, ces lumières immobiles donnaient une impression étrange, presque religieuse, une impression d'éternité…
Le vent se mit à siffler ; on montait une côte. Il ne siffle pas de la même manière, dans les forêts ou sur les routes.
Ici, il se jetait sur des branches âgées, et son bruit était comme ces plaintes qu'on étouffe dans un oreiller, et puis le malade se déplace, la plainte éclate à vif, à côté de vous, en vous, et si forte, qu'égaré, vous vous demandez si c'est vous  qui venez de vous plaindre ou de crier.
Et tout est silencieux. La nuit, la neige, le vent qui sautait le long des vitres, un arbre, quelque chose qui était une route, enfin un poteau indicateur sur un tas de pierres. La ville commençait là."
 Monique St-Hélier
 
July 01

Rien du tout

 
"La vie ne m´append rien"     Paroles et musique: Daniel Balavoine 
 
 
De tout de que tu m´as dit….
Que dois-je croire ?
Tes rêves, tes désirs, tes promesses dissimulées en peut-être ?
Tes absences, tes colères, tes doutes, tes refus ?
 
De tout ce que je dis…
Que faire de l´espoir, du chagrin, de la joie ?
De mes raisons si peu raisonnables
Et de mes arguments si contradictoires ?
 
De tout ce qui arrive…
Lutter, me rendre, ruser, affronter ?
Partir en cherchant ton regard ?
Rester en tournant le dos ?
 
De tout ce que j´ai cru…
Un pas seul compte
Qui me fait avancer aujourd´hui
Vers demain qui s´échappe.
 
Morgane, juin 2007
June 22

Feux de la Saint-Jean

 

 
 
Feux de joie au solstice d´été,
Brûlons les souvenirs mauvais et les meilleurs aussi, plus dangereux encore.
Laissons les flammes lécher le présent de leur danse cynique, que la fumée enveloppe les rêves absurdes et les fasse tousser et cracher leurs mensonges.
Les innocents préparent sur la plage les foyers où se consumeront, la nuit de la Saint-Jean, les chaises et les vieux meubles, les habits usés. Écrivons pour le feu les désirs extravagants, les souhaits gentils et aussi les pervers. Chantons donc autour des foyers païens, jouons à croire que les dieux capricieux gouvernent le destin et les rêves des hommes.
Solstice d´été,  je sais bien qu´il n´existe qu´une saison : l´enfer. Sautons allégrement par dessus ses braises, oublions que le destin ne tient jamais ses promesses. Soyons joyeux!... le défi est  perdu d´avance contre la peur, le temps et la mort! Buvons au solstice, à la lune, à la mer, à l´ingénuité des hommes vulnérables et mortels.
 
 
Morgane, juin 2007
 
 
June 19

La cage

 
 
 
La cage ouverte, la cage vide….la belle cage.
Je me souviens vaguement d´une phrase, un texte court sur une image de femme, ou d´homme ? Ambigu souvenir d´une image floue ? Je ne sais plus, une chaîne, non, un corde…non plus, mais quelque chose qui emprisonne, qui limite.
 
La cage dorée, la cage jolie, transparents les barreaux de cristal…la cage forcée, éclats du sang invisible..
La solitude, le souvenir, l´occasion saisie sans regrets, le futur rêvé impossible.
Une autre phrase me revient, de l´homme qui m´aimait : Dieu, il doit exister une pastille pour calmer cette douleur.
Ma douleur de toi, aujourd´hui oubliée. Et moi, reniée et efficace, qui referme encore une fois la porte entrouverte de la tendresse : il n´y a de place que pour les indifférents dans un monde de pouvoirs violents.
 
Dans de présent sans souffrance, timides les pas, peureuses les nuits solitaires, draps froissés de mouvements inconscients, le matin une délivrance et une lutte nouvelle. Le chemin dessine un lacet dont j´échappe. A travers champs le voyage allège la fatigue de mes jambes, je me couche parfois le dos scellé à la terre...et si le ciel était une goêle sans fenêtre?
 
La cage de mes mains ouvertes sans eaux, sans caresses, la grille de mes dents parfaitement brossées, barbelés dans mon sourire de bon sens : les cris se noient à l´intérieur, protégés des colères étrangères. A l´abri? Poutant j´écarte les barres, me penche et me lance encore...vers d´autres prisons?
 
La cage…suis-je dedans, suis-je dehors….la cage : est-ce moi ?
 

 

Morgane, juin 2007

 

Morgane M

Interests
Etoiles dans le ciel de la vie: Mira, la merveilleuse - Alpard, la solitarie - Alcor, l´oubliée - Alhena, la brillante

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